George Bousquet, Le Théâtre au Japon
“ Mangoyémon emmène son fils, et, à vrai dire, la pièce semble finie; mais, semblable à un orateur qui ne fait pas grâce d’un argument, le dramaturge japonais ne peut se résigner à supprimer une scène inutile, pourvu qu’elle soit juste. A peine ont-ils fait quelques pas que le pauvre Djiyé veut revenir. « A quoi bon la revoir, puisque tu ne l’aimes plus? — Je veux encore l’accabler d’injures une dernière fois, je ne lui ai pas tout dit. » Il rentre, et cette fois il commence par des larmes : « Souviens-toi du passé, hélas! je t’aimais tant. » O’Haré ne peut l’entendre longtemps sans se troubler. ”
