Résumé

Alfred Roussin Un Drame japonais - L’histoire des quarante-sept lonines

La nuit est pluvieuse et noire ; le vieillard descend péniblement le ravin, glissant sur la terre détrempée. Tout à coup une main le saisit à la gorge ; à peine a-t-il articulé un cri étouffé qu’un violent coup de sabre l’étend à terre. Le voleur s’empare du sac du malheureux et s’apprête à fouiller le cadavre. Shimidzou, malgré sa fermeté habituelle, n’a pas entendu sans frissonner ce cri étouffé ; mais aussitôt le froissement de broussailles appelle son attention : le sanglier est là qui débouche insouciant sur le sentier
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Alfred Roussin Un Drame japonais - L’histoire des quarante-sept lonines

Je suis trop vieux pour racheter ma faute ; mon bras affaibli ne tient plus le sabre ; il ne me restait qu’à mourir. Moi disparu, Hori et les siens pourront encore vous accueillir. — Hori paraît à ces mots et promet qu’il en sera ainsi ; puis, ayant rendu les derniers devoirs à son ami avec le concours des deux femmes, il les décide à regagner leur résidence au château du daïmio Monomoï. Tandis qu’elles s’en retournent, le cœur attristé du présent et inquiet de l’avenir, Hori et son fils reprennent le chemin de la capitale.
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Alfred Roussin Un Drame japonais - L’histoire des quarante-sept lonines

Le rendez-vous est donné dans un village du tokaïdo à peu de distance de la capitale. La jeune fille est donc partie, le pied léger et le cœur joyeux ; malgré la catastrophe de la maison d’Egna, elle s’est reprise à espérer : son fiancé ne peut-il pas être adopté par Kawatzou, âgé et sans fils, pour succéder à sa charge dans le château de Monomoï ? Le vieillard ne partage pas les espérances de sa fille ; il connaît le caractère de son ami Hori, et, jugeant par ses propres sentimens de ceux des serviteurs d’Egna, devine les projets que son ami doit poursuivre à cette heure.
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