Résumé

Alfred Roussin Une Révolution au Japon - la chute du taïcoun et les daïmios

Stotsbachi, déclarant se retirer complètement de la scène, avait quitté la citadelle, et habitait, dans les faubourgs de Yeddo, le temple d’Owoeno, où se trouvent les sépultures de sa famille. Les troupes des daïmios du sud, portant le nom de kangouns, ou soldats du mikado, avaient de leur côté parcouru et occupé sans résistance le pays qui sépare Osaka de Yeddo. Ils marchaient le drapeau du mikado déployé devant eux, et suivis des kougués qu’ils destinaient à remplacer les bounios et autres hauts fonctionnaires de l’ancien gouvernement.
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Il en résulte que la corporation des banquiers d’Osaka forme une société puissante sous l’action directe du gouvernement, qui surveille son administration ainsi que celle des autres corporations de marchands. Toutefois, comme elle est la source du crédit, elle échappe à l’arbitraire d’un pouvoir que les classes inférieures n’ont droit de contester en rien. La richesse et la vitalité de cette ville, qu’un grand mouvement de transports par terre et par mer relie aux provinces centrales du Japon, doivent en faire pour le commerce étranger un centre d’importation très sérieux.
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Le rôle de chacun de ces daïmios se rapprocherait donc de ce qu’était celui du mikado à l’époque de la scission première des pouvoirs, de celui des derniers taïcouns de la branche de Kii-siou qui régnaient il y a peu d’années. Leur énergie passée, qui tint en échec les shiogouns, semble s’être émoussée dans une longue inaction, dans la mollesse d’une vie oisive, peut-être aussi par l’abus de certains plaisirs. Relégués dans leurs châteaux, ils se sont abstenus, à par quelques exceptions, de figurer en personne sur le théâtre des événemens.
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