Résumé

Alfred Roussin Une Station navale au Japon en 1863-1864

Aujourd’hui Yokohama se compose de deux quartiers d’une physionomie très distincte : au nord, c’est la ville indigène aux rues populeuses, bordées de ces légères constructions en bois que les Japonais élèvent en quelques jours ; — au sud, la ville européenne avec ses spacieuses habitations entourées de jardins, où l’architecture occidentale se marie au style pittoresque des demeures du pays : un soubassement en pierres de taille, une verandah en bois sculpté faisant le tour de l’édifice, et de grands toits en briques noires entremêlées de chaux. Un large quai s’étend le long de la mer.
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Alfred Roussin Une Station navale au Japon en 1863-1864

La ville de Simonoseki s’étalait dans le fond du détroit, au pied des collines. Lorsque la Méduse n’en fut plus qu’à une faible distance, et que les couleurs hollandaises eurent été déployées, quelques coups de canon, probablement des signaux, partirent d’une batterie et d’un brick à l’ancre. Chacun se tenait à son poste, et le navire continua sa marche en avant. Deux bâtimens mouillés devant la ville de Simonoseki portaient au grand mât le pavillon bleu et blanc du prince de Nagato.
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Alfred Roussin Une Station navale au Japon en 1863-1864

Telle n’était pas sans doute la destination de la batterie de Benten. Posée en face du mouillage des bâtimens de guerre et de commerce, elle ne pouvait, en cas d’une attaque par mer, que faire feu sur les navires à l’ancre, et n’était nullement placée de manière à défendre les abords de la rade contre un autre ennemi.
Si l’on consulte le droit des gens, il est clair que toute nation peut ériger sur ses propres côtes les fortifications qu’elle juge convenable d’y établir ; mais ici le projet du gouvernement japonais s’entourait de circonstances alarmantes.
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