Résumé

Jules Layrle La Restauration impériale au Japon (1892)

Si l'attentat contre la vie de Saigo est imaginaire, si le maréchal a été la dupe d'une intrigue, s'il n'y a pas une raison d'État qui exige la destruction des Satzumas,, la réconciliation n'est pas impossible; à défaut de Kawamura, le prince Arisugawa peut affirmer qu'aucune pensée homicide ne s'est mêlée à la politique du gouvernement. Saigo a été son conseiller militaire dans l'armée du châtiment; son caractère, sa vie entière parlent en sa faveur; tout indique qu'il est de bonne foi, qu'il croit à l'attentat.
Source : Gallica

Jules Layrle La Restauration impériale au Japon (1892)

Les gens qui commandent au nom du jeune shogun ne sont pas hommes à rester sur ce succès. Pour rendre au gouvernement une partie de l'autorité qu'il a laissé échapper de ses mains, il faut que la répression soit complète, que le Japon sente que le shogun est encore le maître du pays; qu'il peut commander aux daimios et les réunir dans un but commun : la punition d'un vassal rebelle. Aux yeux des princes, il ne peut y avoir d'excuse dans la conduite de Nagato; il a osé attaquer le palais de l'empereur, c'est un crime qu'aucune considération ne saurait atténuer.
Source : Gallica

Jules Layrle La Restauration impériale au Japon (1892)

Les samourais de Hikone sont admirables d'entrain et de vigueur. Ils sont secourus, dans leur attaque sur le palais du kuambaku, par les gens d'Aidzu et de Satzuma arrivant en vainqueurs derrière les fuyards de Nagato. Stotsubachi en personne amène un renfort de 500 hommes et dirige à cheval l'ensemble de l'attaque. Les balles pleuvent dans les cours du palais impérial. L'émoi doit être extrême parmi les courtisans; la pitié, ou peut-être la peur chez quelques-uns, les pousse à intervenir. Il y a certainement bien des sympathies cachées parmi ces kugés qui entourent le trône.
Source : Gallica

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