Isidore Eggermont,
Le Japon : histoire et religion
(1885)
“ Le Shintoïsme manque, d'ailleurs, essentiellement du caractère attaché par nous, en général, à toute religion reconnue telle. En effet, si, comme nous l'avons ni, le Kojiki a créé sa légende dans le seul but de diviniser la personne des souverains japonais, il s'est formellement abstenu de formuler des règles de doctrine, d'imposer des pratiques, de tracer un rituel. Aucune morale ne tend à s'en dégager, aucune maxime n'y est signalée. C'est la religion du libre arbitre, de la libre pensée, par excellence, en dehors du point capital qui en a été pour ainsi dire la raison d'être. ”
