Résumé

Joseph Dautremer Poésies et anecdotes japonaises de l'époque des Taira et des Minamoto… (1909)

Les Taira avaient réuni plus de cinq cents voiles ; les Minamoto en possédaient sept cents; mais les Taira, outre l'infériorité numérique, étaient encombrés par les femmes, les enfants, les dames de Kiôtô, en robes de soie de toutes couleurs, et les courtisans inutiles et incapables de manier un arc. Avec eux se trouvaient la mère de Kiyomori et sa fille, l'impératrice, mère de l'Empereur.
Les Minamoto, au contraire, étaient des hommes prêts à combattre, n'ayant que leurs armes et leurs cuirasses et
n'étant pas embarrassés par les femmes et les enfants.
Source : Gallica

Joseph Dautremer Poésies et anecdotes japonaises de l'époque des Taira et des Minamoto… (1909)

Ne sachant trop ce que signifiaient ces bruits de guerre et de rébellion, Siguémori rassemble ses troupes
prêt à toute éventualité et leur ordonne de se tenir prêtes, puis, il va lui-même trouver l'Empereur. Il lui demande quelles sont ses intentions ; que veulent dire ces bruits répandus qu'il va attaquer les Taira, eux à qui il doit le pouvoir suprême; qui sont ses protecteurs; qui lui permettent de vivre sans crainte et sans troubles dans son royaume pacifié.
Source : Gallica

Joseph Dautremer Poésies et anecdotes japonaises de l'époque des Taira et des Minamoto… (1909)

Korékata suivit jusqu'à la porte ; un soldat cria : « Qui vive? » « Service du palais », répondit Korékata. Le soldat, élevant sa lanterne regarda dans la voiture, vit deux personnes le visage voilé
et dit : « C'est bien ». La voiture sortit, Siguémori l'attendait sur la route avec trois cents cavaliers et la conduisit jusqu'à Rokouhara. Une foule considérable de dignitaires se joignirent à eux.
Cependant tout n'était pas fini ; il fallait chasser Nobouyori du palais qu'il occupait encore et le mettre hors d'état de résister, Kiyomori eut cette fois encore, recours à la ruse.
Source : Gallica

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