Louis-Émile Bertin,
Les grandes guerres civiles du Japon…
(1894)
“ Yositoki eut soin de ne pas imiter l'imprudence de son père. Un simple Hôjô ne pouvait revêtir une si haute dignité ; il suffisait qu'elle sortît des Minamoto. Sur l'avis de Masako, le Sïkkéin fit demander à la cour de Kioto, au nom de la noblesse militaire, d'envoyer un Sinnô comme Siogoun à Kamakoura. Le Dziôkô, avec une bonne foi naïve, où il n'est pas permis de soupçonner l'ironie, répondit que, si l'un de ses fils était Siogoun à Kamakoura pendant que l'autre était Mikado à Kioto, le Japon pourrait sembler avoir deux souverains à la fois. ”
