Émile Guimet,
Promenades japonaises—Tokio-Nikko
“ Vous aimez quelqu’un ? — Oui, répondit faiblement Mmégaé en fermant toujours les yeux. — Vous aimez Korétoki ! Mmégaé cacha son visage avec sa large manche et sanglota. Quand elle put parler : — Oh ! dit-elle, n’élevez pas ainsi la voix. Si l’on nous entendait ! Et, regardant Matsoué dans les yeux, elle ajouta à voix basse : — Oui, j’aime Korétoki, oui, je l’aime de toutes mes forces et je ne puis m’empêcher de penser toujours à lui. Mais, ma chère Matsoué, maintenant que je vous ai ouvert mon cœur, c’est à votre tour de me faire des confidences. ”
