Art japonais

Définition et enjeux

George Bousquet,  Revue des Deux Mondes

“ Depuis lui jusqu’à nos jours, une paix profonde règne au Japon et permet au génie national de s’épanouir à l’abri de tout contact étranger. C’est alors que l’art japonais devient lui-même, qu’il se sépare de l’imitation pure, conservant des maîtres chinois leurs procédés, leurs méthodes, leur science, mais pour les appliquer à des sujets nouveaux, traités dans un style propre, avec plus d’élégance et d’imagination. Il s’accomplit alors un mouvement comparable, toutes proportions gardées, à la naissance de l’art romain au contact de la Grèce. ”
Source : Wikisource

Th. de Wyzewa,  Revue des Deux Mondes

“ Comme le roman russe, l’art japonais a passé trop tard et trop rapidement devant nos yeux. Nous avons été d’abord éblouis de son charme ; mais voici maintenant qu’à un engouement irréfléchi semble vouloir se substituer un peu de lassitude, sans que nous ayons eu le loisir de démêler la part du génie et celle de l’habileté, celle de l’art et celle du métier, dans l’immense fatras d’œuvres de tous les genres et de tous les temps qu’on a, depuis vingt ans, déballées autour de nous. ”
Source : Wikisource

L'art japonais (1926)

“ Aucune nation, sans doute, n'a connu un art plus séduisant que l'art japonais. Parler de l'art japonais, c'est évoquer l'image d'un réalisme sans outrance et sans brutalité, c'est éveiller l'idée de quelque chose d'imprévu, d'original, d'amusant.
En parcourant le présent volume, on a pu se rendre compte des qualités de l'art japonais : l'appropriation du décor à la forme, un instinct très sûr de la composition, et enfin une extraordinaire puissance d'évocation.
”
Source : Gallica

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