Marius Michel

Élements biographiques

Marius Michel La Reliure française

Heureux de suivre dans ses développements un art dont l’étude l’intéresse et l’attache davantage chaque jour, il seconde au contraire les artistes de son temps, partage avec eux la gloire de conserver les grandes traditions, et trop artiste lui-même pour s’imposer comme un guide, il sait être précieux collaborateur plein de science et de goût. Tels étaient les grands bibliophiles du seizième siècle ; la plupart de ceux du dix-huitième siècle ne leur ressemblaient guère. Aussi c’est par le côté de l’ornementation extérieure, qui fait toucher la Reliure à l’art, que la décadence est complète.
Source : Wikisource

Marius Michel Essai sur la décoration extérieure des livres

Une Reliure ne peut être considérée comme un objet d’art que si elle a été décorée d’une composition savante ou ingénieuse exécutée par une main habile, et la Reliure dite janséniste, la mieux comprise, la mieux faite, fût-elle signée du relieur le plus célèbre, est seulement œuvre de bon ouvrier. La première des qualités de la décoration d’un livre est d’être appropriée à la nature ou au sujet même de l’ouvrage.
Source : Wikisource

Marius Michel La Reliure française

L’amateur faisant autorité, il fallait le satisfaire, et le relieur de coller papier sur papier, de tendre outre mesure les ficelles qui maintiennent les cartons. « Plus dur encore ! — Mais ne craignez-vous pas que le volume ne s’ouvre plus ? — Allez toujours ! » L’amateur, enfin satisfait, emporte en triomphateur la reliure qu’il a rêvée [2] .
Voyez-le montrer à un visiteur un livre de sa bibliothèque ; il le saisit de la main droite, puis de la gauche presse fortement, plus fortement encore l’extrémité du dos : la coiffe résiste, un sourire de satisfaction illumine son visage.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature