Arthur de Claparède

Élements biographiques

Arthur de Claparède En Algérie (1896)

La ville neuve de Biskra n'est pas située, comme on se le figure en général, dans l'oasis de ce nom. Elle lui est seulement contiguë et occupe un périmètre assez étendu entre la gare au nord et les premiers palmiers de l'oasis au sud. Ses rues, qui se coupent à angle droit, forment une agglomération d'îlots de maisons n'ayant la plupart qu'un rez-de-chaussée ou tout au plus un étage avec un toit en terrasse. Le tout est construit en briques séchées au soleil, comme les maisons arabes, et passées au lait de chaux d'une blancheur éblouissante ou parfois teinté de rose pâle.
Source : Gallica

Arthur de Claparède Au Japon : notes et souvenirs (1889)

Si le mikado a les dieux pour ancêtres, les nobles japonais prétendent remonter jusqu'aux kamis et, de la sorte, le peuple
entier se croit issu des divinités qui ont créé le pays.
Le premier temple fut la demeure du mikado, et, longtemps, il n'en exista pas d'autres.
Dans les classes populaires, le Shinto n'est, en somme, que la religion des ancêtres, à laquelle s'ajoute le culte des kamis ou génies, et des forces de la nature, dont ils ne sont d'ailleurs souvent qu'un symbole.
Le culte du Shinto est réduit à la forme la plus simple; c'est plutôt une contemplation qu'une adoration.
Source : Gallica

Arthur de Claparède En Algérie (1896)

On descend dans ces maisons basses et obscures comme dans des caves. Les murs lézardés, garnis d'une végétation fort drue, s'écroulent les uns après les autres. On a peine à concevoir que des êtres humains consentent à habiter de pareils décombres. C'est le ghetto le plus misérable et le plus sordide qu'on puisse imaginer, et l'existence de ce quartier, qui n'est pas la moindre curiosité de cette étrange ville, rappelle éloquemment les avanies, les vexations et les persécutions sans nombre auxquels les juifs ont été si longtemps en butte de la part des
Arabes.
Source : Gallica

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