Félix-Augustin Leclerc de Pulligny

Élements biographiques

Félix-Augustin Leclerc de Pulligny Six semaines en Algérie : notes de voyage d'un membre du Congrès scientifique tenu à Alger… (1884)

LE GRAND DÉSERT DU SAHARA. 221
À des distances fabuleuses, de rares oasis apparaissent sous une forme indécise, puis le vide.
Des caravanes de chameaux chargées d'orge ou d'autres denrées passent silencieuses et sombres; à peine quelques paroles brèves s'échangent entre les Arabes ; elles s'éloignent rapidement et semblent s'évanouir comme des ombres, car, au désert, hommes et bêtes, prennent la même teinte ; tout y est couleur de sable, nuance indéfinissable qui devient monotone par sa désolante uniformité et fait naître dans l'esprit comme un sentiment vague de mélancolie.
Source : Gallica

Félix-Augustin Leclerc de Pulligny Six semaines en Algérie : notes de voyage d'un membre du Congrès scientifique tenu à Alger… (1884)

Après une pause de quelques instants, d'autres danseuses
danseuses les Mauresques; elles sont Arabes,
de la tribu des Oulad-Naïls, ayant quitté leurs dacheras de Bou-Sada et des Zibah pour prendre part à la fête indigène
Grandes et belles comme les Mauresques, elles ont
une teinte cuivrée, contrastant avec la peau blanche et fine de celles-ci. De magnifiques yeux, brilliant sous d'épais sourcils réunis par une ligne noir de tatouage, donnent à leur physionomie un caractère étrange; de grosses nattes
disposées sur les cotés de la tête en augmentent le volume dans une proportion bizarre
Source : Gallica

Félix-Augustin Leclerc de Pulligny Six semaines en Algérie : notes de voyage d'un membre du Congrès scientifique tenu à Alger… (1884)

Autant Alger la Blanche est saisissante par son attitude calme et reposée, car ici, pas de bruit, point de voitures roulant avec fracas, nul Européen disputant ou criard mêlé à cette foule muette; autant la ville neuve frémit sans cesse sous l'étreinte d'une agitation dont nos centres les plus populeux peuvent seuls donner la mesure. Elle présente à l'étranger l'image de ces torrents aux flots tumultueux, roulant sous leur écume les débris de toute nature arrachés à leurs rives. C'est la civilisation qui passe.
Source : Gallica

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