Quartier arabe

Définition et enjeux

Alexandre Christin,  Notre excursion en Algérie : juin 1902 (1892)

“ Le quartier arabe est le centre où aboutit le commerce de l'intérieur de l'Algérie, dont les Indigènes de la ville sont les intermédiaires intelligents et traditionnels. — On y trouve encore intacts les vestiges de la couleur locale indigène qui disparaît de plus en plus des autres villes de l'Agérie.
Rien n'est plus curieux à visiter que cette fourmilière qu'on appelle le quartier arabe, où les rues et les impasses étroites et tortueuses, à ciel ouvert ou voûtées, forment le labyrinthe le plus inextricable qu'on puisse imaginer, et dont certains endroits sont ignobles par la saleté.
”
Source : Gallica

André Chevrillon ,  Revue des Deux Mondes

“ Le quartier arabe est percé de ces tunnels sombres, de ces ruelles voûtées ou plafonnées de nattes. Pour traverser la ville, pour aller de la Porte de David à la mosquée d’Omar, on fait un voyage souterrain au bout duquel on émerge à la lumière. Dans cette obscurité, on avance lentement, porté par la foule, à travers la pouillerie pittoresque, entre les échoppes où l’on ne peut se tenir qu’accroupis, les logis minuscules dont la taille semble juste mesurée à la longueur des corps. Comment l’homme peut-il vivre ainsi tassé contre l’homme ? ”
Source : Wikisource

Anonyme,  Une Excursion à Biskra

“ Le quartier est borné dans l’endroit où nous sommes par la muraille qui enclôt le jardin d’une riche maison arabe ; elle forme tout un côté d’une rue ; vers le milieu de cette rue trois palmiers ont poussé par hasard, en face les uns des autres. Ils se penchent et forment une arcade naturelle en mêlant ensemble leurs touffes de feuilles. Au travers de ce cadre, on aperçoit dans la distance des Arabes qui se promènent et ont, dans les plis antiques de leurs longs burnous, infiniment plus de grâce que ces femmes aux formes exagérées que nous venons de regarder. ”
Source : Wikisource

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