Résumé

Léon Cart Au Sinaï et dans l'Arabie Pétrée… (1915)

Ici et là, une mince couche de glace les recouvre ; grâce à la fraîcheur des nuits, la rosée les a revêtues de cristal. Une petite demi-heure et nous voici au haut de la montagne de Moïse, à l'altitude de 2244 mètres. Cette fois, je suis en tête de la caravane et, obsédé par les souvenirs bibliques, par
l'émotion des choses saintes, pressé par le désir de voir, touchant enfin au but si souvent entrevu dans des rêves que je croyais irréalisables, je m'élance d'un bond sur l'étroit plateau, formant le sommet du Sinaï, et je vais m'asseoir sur un quartier de roc qui surplombe l'abîme.
Source : Gallica

Léon Cart Au Sinaï et dans l'Arabie Pétrée… (1915)

A lui seul, il vaut tous les sacrifices d'un pénible et long voyage. Qui n'a pas vu Pétra dans la splendeur du couchant, n'a rien vu. Ce n'est point une exagération. Tout s'unit pour toucher le cœur et charmer l'esprit : le pittoresque du site, la beauté du décor, les souvenirs d'une civilisation disparue, le silence des tombeaux, la majesté de la mort, le bleu du ciel, symbole d'espérance.
Au bas de la colline, le sentier tourne à droite, passe devant le théâtre, franchit le ruisseau, aboutit au campement. Nos tentes sont dressées là, dans les lauriers-roses.
Source : Gallica

Léon Cart Au Sinaï et dans l'Arabie Pétrée… (1915)

A l'Orient surgit l'Arabie et une longue série de collines jaune d'or, élevées comme des autels au pied desquels se déploie la frange bleu-pâle du golfe d'Akaba ; pays mystérieux et troublant qui attire la pensée, fascine l'imagination par tous les problèmes qu'il pose au savant, par tous les secrets, toutes les énigmes dont il a la garde et que nul homme n'a encore pénétrés. Et puis, vers le Sud, la pointe de la presqu'île sinaïtique, en un triangle aigu, va s'enfoncer dans la mer Rouge comme un coin ; les montagnes s'abaissent de gradin en gradin
Source : Gallica

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