Victor Lottin de Laval, Voyage dans la péninsule du Sinaï (1861)
“ Puis je mangeai assez gaîment un ramier tué la veille, et je me jetai sur le sable mouvant que recouvrait ma tente, ravi de ma journée si féconde en résultats et reconstruisant par la pensée tous les grands souvenirs de l'Exode. — Là Dieu était apparu à Moïse ! Je foulais le sol jadis trempé du sang des Amalécites ; ma demeure était à Raphidim si célèbre ; je touchais de la main pour ainsi dire le gigantesque Horeb, et pour horizon j'avais le couvent du Sinaï. — Quels souvenirs ! quelle poésie! quel enseignement! quelle histoire! ”
