Jahvé

Définition et enjeux

Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann Dictionnaire de théologie catholique

Chez les prophètes, ces germes s’épanouissent en énoncés formels, qui forment un des traits les plus caractéristiques de leur monothéisme moral. Jahvé est le maître souverain qui dispose à son gré la marche du monde et de l’histoire humaine. Son action providentielle n’est pourtant pas arbitraire : il est le Dieu saint qui aime le bien et déteste le mal, le Dieu juste qui récompense l’un et punit l’autre.
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Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann Dictionnaire de théologie catholique

« Jahvé ! Jahvé ! Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve sa grâce jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la révolte et le péché. » Ex., xxxiv, 6-7. Ces mots, il les retrouvait dans son psautier, lxxxvi, 15, et il les voyait exaltés en une magnifique comparaison, celle de la miséricordieuse bonté d’un père pour ses enfants :
Jahvé est miséricordieux et compatissant. Lent à la colère et riche en bonté [] . Il ne nous traite pas selon nos péchés. Et ne nous rétribue pas selon nos iniquités.
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Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann Dictionnaire de théologie catholique

Tous ces textes et ceux qu’il serait facile de signaler encore dans l’Ancien Testament témoignent d’une doctrine très cohérente. Nous apprenons par eux que Jahvé communique son Esprit pour vivifier et pour illuminer, qu’il agit sur les hommes par le moyen de son Esprit et que les prophètes ou même simplement les justes, sont remplis de l’Esprit de Jahvé. Mais, nulle part, cet esprit n’est représenté comme une personne ; il n’agit pas par lui-même, il ne possède en propre aucune vertu
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