Anatole Leroy-Beaulieu,
Revue des Deux Mondes
“ Ce que vous prenez chez nous pour un trait de race, me disait à ce propos un Israélite, n’est le plus souvent que l’empreinte de l’éducation ; les livres y ont plus de part que le sang. Nous nous sommes si longtemps tournés vers les collines de Jérusalem, que la vision de l’Orient flotte encore dans nos yeux, que les voix de l’Orient nous tintent encore aux oreilles. Quand nous avons vingt ans et le loisir de rêver, il y a des palmiers dans nos rêves, — plus de palmiers peut-être qu’il n’y en a jamais eu dans la Palestine. ”
