Amédée Maurin

Résumé

Amédée Maurin La saison d'hiver en Algérie (1873)

Ce n'est pas la vie d'un peuple que l'on a sous les yeux, c'est la vie de tous les peuples d'Orient,et c'est une étude pleine d'attraits, que le touriste peut entreprendre à ses moments perdus, sans que rien le gêne dans sa curiosité.
Le Maure représente la vie industrielle, active, mercantile du peuple arabe, il est l'artiste et l'artisan. Tout ce qui miroite sous la tente vient de lui broderies, bijoux, paillettes, écharpes et armes de luxe, tout a passé par ses mains, avant d'orner le cou, les bras ou la taille de la femme aimée, avant de rehausser l'orgueil et la fierté du cavalier.
Source : Gallica

Amédée Maurin La saison d'hiver en Algérie (1873)

Si la vue d'Alger, éclairée par un soleil de feu, inspire au voyageur un sentiment d'admiration sans mélange, rien ne saurait rendre le charme des nuits rafraîchies par la brise qui se répand sur toute la côte du nord de l'Afrique, et fait oublier les chaleurs du jour. Quand, vers minuit, on sort du théâtre et qu'on respire à pleins poumons ces effluves bienfaisants qui viennent du large, on se demande pourquoi la vie de relations ne commence pas à la chute du jour, pour finir à l'aube, ou aux premiers rayons du soleil.
Source : Gallica

Amédée Maurin La saison d'hiver en Algérie (1873)

Nous arrivions vers le soir, la teinte du ciel était légèrement brumeuse, les Arabes rentraient au village le bernouss sur la tête et sur l'épaule, un grand bâton à la main, et poussant devant eux de maigres troupeaux. La journée avait été froide, et le soleil qui colore tout en Algérie d'une teinte de feu et qui communique à la pensée la chaleur dont s'imprègnent toutes les parties de la création, avait été voilé par des nuages le sol était humide et détrempé, les terres avaient un aspect plus sombre, et les gourbis une physionomie plus misérable que d'habitude.
Source : Gallica

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