Résumé

Paul Dieudonné Fabar L'Algérie et l'opinion [par le capitaine P.-D. Fabar… (1847)

On s'efforça de choisir les chefs dans les familles aristocratiques ; seul moyen de leur conserver une partie de l'influence qu'ils perdent nécessairement le jour ou ils revêtent notre burnous d'investiture : c'est-à-dire qu'on fit, en Afrique, ce que l'Empereur avait fait dans les capitales de l'Europe : on proclama le maintien de tout ce qui compose la famille, la cité, l'état, de tout ce qui touche à la piété, aux moeurs, à la sécurité publique, et l'on plaça ces intérêts sacrés sous la sauvegarde des hommes les plus considérables de la nation ennemie.
Source : Gallica

Paul Dieudonné Fabar L'Algérie et l'opinion [par le capitaine P.-D. Fabar… (1847)

Pour qui connaît les lois de la guerre il n'existe, en effet, parmi tant de griefs élevés contre l'armée d'Afrique, aucun acte repréhensible.
— Un général en chef exécute la conquête que lui commande son pays, avec les seuls moyens dont l'expérience et le bon sens de tous les siècles lui prescrivent l'emploi. Il dit aux indigènes : Je brûlerai vos récoltes, vos arbres, vos gourbis, comme un amiral, rendant compte d'un bombardement, suppute qu'il a fait tort à l'ennemi de quatre, cinq, six millions.
Source : Gallica

Paul Dieudonné Fabar L'Algérie et l'opinion [par le capitaine P.-D. Fabar… (1847)

En somme, les colons aisés de l'Algérie n'ont aucun titre à réclamer l'exercice des droits politiques dont leur fortune, placée en France, les aurait investis. Ils savaient bien que la transporter en Afrique, c'était sacrifier ce privilège à d'autres intérêts. Quant aux colons pauvres, quant aux cultivateurs qu'il importe surtout de contenter, ce serait folie de leur attribuer la moindre prétention à des droits qu'ils n'ont jamais et n'auraient jamais exercés, en demeurant chez eux.
Source : Gallica

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