Résumé

De l'Algérie et de sa colonisation… (1834)

Croit-on que l'Angleterre soit insensible à ce bon procédé du territoire de l'Afrique australe, et qu'elle ne fasse pas de bon coeur les sacrifices qu'exige une colonie qui permet d'entrevoir l'époque, où la mère patrie sera affranchie du tribut considérable qu'elle paie à la France et au Portugal?
La France fut forcée d'abondonner le Canada, et il a été soutenu alors et depuis, comme il l'a été également pour la Louisiane, que nous n'avions pas fait une grande perte, car ces colonies coûtaient plus au trésor qu'elles ne produisaient.
Source : Gallica

De l'Algérie et de sa colonisation… (1834)

Cette immense étendue de terre, qui égale presque la surface de la France, nous appartient par droit de conquête, et puisque toutes les puissances de l'Europe tendent à s'agrandir, et se sont agrandies en effet, il serait difficile de convaincre la nation française que son gouvernement a eu tort de venger l'outrage qu'elle avait reçu d'un chef de forbans, et qu'elle est répréhensible de vouloir conserver une terre arrosée du sang de ses enfants.
Source : Gallica

De l'Algérie et de sa colonisation… (1834)

Le succès a surpassé l'attente qu'on avait en perspective ; et ces malfaiteurs que la métropole a rejetés de son sein, comme une écume impure, transportés au port Jackson, à Botany-Bay, et à Sydney-Cowe, semblent changer de moeurs en changeant de. climat. Une administration toute paternelle leur a inspiré le goût du travail. Elle leur fournit des semences, des instruments aratoires; leur concède des terrains, dont ils achètent la propriété par la culture, et leur fournit enfin des vivres , jusqu'au moment où leurs propres récoltes peuvent suffire à leurs besoins et à ceux de leur famille.
Source : Gallica

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