Résumé

Abel-Victor Brandin Considérations politiques, historiques… (1846)

Nous passons sous silence le chiffre des Turcs, qui, autrefois, étaient très nombreux et répandus sur toute la surface de la régence, mais qui, aujourd'hui, sont à peine au nombre de quelques centaines. On compte environ deux millions neuf cent mille Maures, Arabes et nègres dans la régence.
Cette population, d'une physionomie et d'un caractère si variés, est plus frappante, plus pittoresque que ne l'est toute population européenne, enveloppée presque invariablement
dans une ennuyeuse uniformité, aussi excilet-elle singulièrement l'attention et la curiosité des arrivants d'Europe.
Source : Gallica

Abel-Victor Brandin Considérations politiques, historiques… (1846)

Si chaque siècle a des tendances qui lui sont propres, chaque époque a ses folies. Aujourd'hui c'est la civilisation que par force on veut porter et faire accepter en tout pays. En un autre temps, saint Louis voulut occire tous les Sarrasins, ou les faire tous chrétiens : aujourd'hui nous voulons civiliser les Bédouins, ou les repousser dans leur steppe (nous passons sous silence l'idée impraticable, absurde de la fusion des races arabes et chrétiennes) .
Source : Gallica

Abel-Victor Brandin Considérations politiques, historiques… (1846)

Cédant à ses suggestions, la Porte poursuit avec persévérance le projet d'abaisser la régence de Tunis au niveau de celle de Tripoli, qui n'est qu'un pachalik ordinaire de la Turquie. Mais comme la sécurité des possessions algériennes est entièrement liée à la sécurité du territoire tunisien, les événements qui menacent de troubler l'une, troubleraient également l'autre, et voilà ce qu'il importe à la France de prévenir ; c'est à elle de protéger l'indépendance de Tunis; elle en reçoit d'ailleurs en retour la garantie, vers l'Est, de la sécurité de l'Algérie
Source : Gallica

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