Résumé

Alphonse Dilhan Histoire abrégée de la régence de Tunis (1866)

Tout le sol de la Régence de Tunis, alors province de Carthage, ainsi que tout le Nord de l'Afrique, avaient beaucoup plus d'habitants qu'aucun autre lieu du monde, même le plus peuplé. Des canaux d'irrigation, de gigantesques aqueducs suppléaient en maint endroit au manque d'eau de rivière ou de pluie. Il n'était pas une ville qui n'eût au moins un théàtre de pierre ou de marbre, et toujours un cirque aux castes proportions. Partout d'ingénieux systèmes de citernes étancliées et voûtées
Source : Gallica

Alphonse Dilhan Histoire abrégée de la régence de Tunis (1866)

Après l'aqueduc de Carthage, il n'y a, en Ifrikia, rien de plus, grandiose et de plus extraordinaire que ce gigantesque monument de la civilisation romaine.
L'amphithéâtre d'El-Djem (de la ville il ne reste que des ruines informes) est, au dire de tous ceux qui ont visité les curiosités de l'Afrique, le plus merveilleux échantillon de la grandeur monumentale des temps anciens.
Au temps de sa splendeur, il pouvait contenir
soixante mille spectateurs.
Source : Gallica

Alphonse Dilhan Histoire abrégée de la régence de Tunis (1866)

Dans l'art de préparer avec le safran cette nuance jaune et de l'appliquer sur le cuir, les
artisans de cette ville n'ont point de rivaux dans toute la Régence.
Chaque mosquée, chaque établissement public ou privé, chaque maison a sa citerne.
Aucun chrétien n'a jamais eu le droit de se fixer à Kaïrouan, ni même d'y pénétrer, à moins d'une faveur toute spéciale.
Les juifs, qui partout ont su se rendre nécessaires aux musulmans, qui les méprisent mais ne peuvent s'en passer, n'ont jamais pu, non plus, franchir ses portes.
Source : Gallica

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