Eugène Brieux

Eugène Brieux

Tunisie (1912)

Résumé

Portrait de Eugène Brieux Eugène Brieux,  Tunisie (1912)

“ Pour aller à Carthage, on part de Tunis. On prend un petit chemin de fer très amusant qui, sur une digue traverse le lac de Tunis, où l'on voit parfois, des flamants roses immobiles et songeurs, perchés sur un pied comme une fleur artificielle sur un fil de laiton.
On descend, si l'on veut, à une station qui s'appelle le Kram, ou si l'on aime le contraste, à une autre station qui s'appelle Carthage. Que ce soit ici ou là, une fois arrivé, on regarde autour de soi et l'on demande où sont les ruines.
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Brieux Eugène Brieux,  Tunisie (1912)

“ Si on a trouvé les ruines de jetées qui limitent aux dimensions que je vois le port de Carthage, on ne peut pas douter qu'il y ait eu là un port, pas plus qu'on ne peut douter ou que Carthage n'était qu'une bourgade, ou que ce port est celui d'une petite cité et non pas celui de Carthage.
Mon oncle, à qui je dis tout cela, s'amuse beaucoup.
Je sens bien qu'il ne me donne pas raison, mais je devine aussi qu'il n'est pas tout à fait certain que j'aie tort.
— Et la Carthage romaine, demandai-je, la ville
aux 700,000 habitants, la ville la plus riche du monde.
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Brieux Eugène Brieux,  Tunisie (1912)

“ Les Berbères tassés, serrés, agglomérés devinrent agriculteurs, sédentaires, industrieux. Les paisibles baudets suffirent à leurs désirs et à leurs possibilités de mouvement.
L'Arabe au contraire, fier de sa force et de sa conquête, fier aussi de l'espace qu'il voyait devant lui, fier de la vitesse de ses chevaux, se contente de rester sur le même terrain tant que ses troupeaux y trouvent encore une touffe d'herbe. Lorsque tout est rongé, dévasté, il plie ses tentes, il selle son cheval et s'en va plus loin.
”
Source : Gallica

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