Ludovic de Campou, La Tunisie française, par Ludovic Campou (1887)
“ On connait les travaux publics des Arabes. Un jour une chèvre trace un sentier ; le lendemain, une vache y passe ; le surlendemain, un voyageur y engage son cheval ; le jour suivant, le sentier de la chèvre, sinueux, revenant sur lui-même, étroit, coupé d'arbres est devenu route nationale. Pour aller d'un point à un autre, en plaine, alors qu'il n'y a ni obstacles, ni maison, ni ruisseau, le Tunisien suivra toujours un chemin en lacet ; s'il est pressé il ira au galop mais jamais en droite ligne. Cet esprit de fantaisie préside aux destinées des ponts musulmans. ”
