Résumé

Ludovic de Campou La Tunisie française, par Ludovic Campou (1887)

On connait les travaux publics des Arabes. Un jour une chèvre trace un sentier ; le lendemain, une vache y passe ; le surlendemain, un voyageur y engage son cheval ; le jour suivant, le sentier de la chèvre, sinueux, revenant sur lui-même, étroit, coupé d'arbres est devenu route nationale.
Pour aller d'un point à un autre, en plaine, alors qu'il n'y a ni obstacles, ni maison, ni ruisseau, le Tunisien suivra toujours un chemin en lacet ; s'il est pressé il ira au galop mais jamais en droite ligne.
Cet esprit de fantaisie préside aux destinées des ponts musulmans.
Source : Gallica

Ludovic de Campou La Tunisie française, par Ludovic Campou (1887)

Les habitants du Sud de la Régence, qui ont toujours passé pour hérétiques, enfreignent le Coran et peignent le chameau sur leurs couvertures de laine. Un triangle représente la bosse, deux barres les jambes, un losange la tête, le tout en rouge; un fond de laine blanche signifie les pâturages de l'oasis.
C'est le matin vers les dix heures que règne dans les bazars la plus grande animation ; le riche y coudoie le meskin ; le campagnard qui arrive de l'intérieur, le teint brûlé, la tête couverte d'un immense chapeau de paille, se rend au marché des
selles
Source : Gallica

Ludovic de Campou La Tunisie française, par Ludovic Campou (1887)

Dès que, comme un coup de pistolet, l'Oued Boul arrive avec fracas dans la plaine, une commotion s'empare des cultivateurs qui se précipitent les uns à cheval, les autres à pied, auprès des canaux avec des pioches pour étendre l'eau et des poignards pour défendre leur vanne ; ils restent tout un jour et quelques fois plus, les bras en travail, la figure épanouie, les yeux béants fixés sur cette terre qui leur donnera de belles moissons.
Source : Gallica

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