Lucien Augé de Lassus,
Chez le bey de Tunis
(1881)
“ Les monuments anciens parlent à qui sait les entendre; ils savent le passé, ils enseignent en même temps qu'ils racontent. J'aime d'une tendresse profonde ces témoins qui survivent aux drames de l'histoire, ces débris qui n'ont pas oublié, partout je les salue en toute vénération et je maudis la main qui les outrage. La nature, elle, ne les outrage pas comme l'homme, elle semble plutôt vouloir les consoler, lorsqu'elle cache chaque blessure sous une fleur. L'aqueduc de Carthage est splendidement encadré dans un ciel tout d'azur et dans une campagne aux libres horizons. ”
