Camille Mauclair,
Tunis et Kairouan : trente planches en couleur d'après les tableaux de Mathilde Arbey…
(1937)
“ Le temps passe, l'oubli vient, mais les tombeaux restent. Et les femmes y viennent toujours. Le cimetière est leur but de promenade. Elles s'y attardent, elles y rêvent, elles s'y donnent rendez-vous, elles y parlent de leurs affaires intimes. La mort n'a rien de triste pour leur race. L'ange Azraël passe et marque : on se lève et on le suit, voilà tout. A Kairouan plus qu'ailleurs on est saisi par le sentiment de ce fatalisme tranquille, dont l'humilité recèle tant de grandeur. Et toute vision d'Orient se termine, comme ce livre lui-même, sur une tacite acceptation des images de la mort. ”
