Résumé

Portrait de Camille Mauclair Camille Mauclair Rabat et Salé : trente planches en couleur d'après les tableaux de Mathilde Arbey… (1934)

Mais le charme de Chella est dans ses orangers, ses bananiers, le bruissement d'une source, le silence parfumé qui environne les cénotaphes, et où quelques hommes drapés comme des antiques, debout dans la fascinante lumière, semblent épier les djinns qui, croient-ils, veillent en ce lieu sur des trésors enfouis...
Salé est si belle lorsqu'on la contemple depuis les
Oudaïas de Rabat, qu'on hésite presque, par crainte d'une déception, à traverser le fleuve pour y aborder : et il est vrai qu'en débarquant sur la plage montante on trouve une gare, des baraquements banals, des charrois.
Source : Gallica

Portrait de Camille Mauclair Camille Mauclair Rabat et Salé : trente planches en couleur d'après les tableaux de Mathilde Arbey… (1934)

« Calme bloc ici-bas chu d'un désastre obscur ». Sur un vaste terre-plein, elle domine tout ce paysage de sa
haute stature triangulaire. Elle semble être le double symbole de l'orgueil et de la destruction.
Orgueil, certes? Cette tour et la mosquée qui y était contiguë, affirmait pour la troisième fois la formidable puissance du sultan El Mansour, Almohade, vainqueur des Espagnols, et maître d'un empire s'étendant de l'Ebre au seuil du Sahara. La même dynastie élevait la Giralda à
Séville, la Hassane à Rabat et la Koutoubia à Marrakech, comme trois piliers indestructibles de sa gloire.
Source : Gallica

Portrait de Camille Mauclair Camille Mauclair Rabat et Salé : trente planches en couleur d'après les tableaux de Mathilde Arbey… (1934)

Le lieu est d'une tristesse mais aussi d'une poésie infinie, et on découvre depuis ce cimetière le magnifique profil des Oudaïas massés sur leur falaise rouge.
Marrakech est la grande cité empourprée, déjà saharienne. Fès est la cité mystique et encore mystérieuse où se concentrent les âmes les plus secrètes de l'Islam. Meknès est la survivance d'un Versailles marocain. Mais Rabat et Salé sont, près de l'Océan, de radieuses blancheurs.
Source : Gallica

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