Camille Mauclair,
Rabat et Salé : trente planches en couleur d'après les tableaux de Mathilde Arbey…
(1934)
“ Mais le charme de Chella est dans ses orangers, ses bananiers, le bruissement d'une source, le silence parfumé qui environne les cénotaphes, et où quelques hommes drapés comme des antiques, debout dans la fascinante lumière, semblent épier les djinns qui, croient-ils, veillent en ce lieu sur des trésors enfouis... Salé est si belle lorsqu'on la contemple depuis les Oudaïas de Rabat, qu'on hésite presque, par crainte d'une déception, à traverser le fleuve pour y aborder : et il est vrai qu'en débarquant sur la plage montante on trouve une gare, des baraquements banals, des charrois. ”
