Henry de Castries, Revue des Deux Mondes
“ Comme explorateur en pays arabe, nul ne saurait lui être comparé, nul autre n’est arrivé à jouer le musulman en si grande perfection ; la fiction finit même par emporter la réalité, le rôle arriva à suggestionner l’acteur, à ce point qu’au Maroc comme à La Mecque, Badia était devenu pour les autres et pour lui-même un véritable voyageur arabe. Ce qu’il fallut de sang-froid, de maîtrise de soi-même, de perspicacité pour en imposer aux populations musulmanes, ceux-là seuls peuvent s’en rendre compte qui connaissent l’excessive méfiance des lettrés et des pharisiens de l’islam. ”
