Résumé

Portrait de Adrien Berbrugger Adrien Berbrugger Les colonnes d'Hercule : excursion à Tanger… (1863)

Tanger a pour cadre une fraîche bordure de végétation qui le fait heureusesement valoir, surtout en haut, à la naissance du pli de terrain où il se déploie avec quelque grâce. Mais, pour la consolation des destructeurs du ravin d'Oran, disons qu'ici, comme là-bas, la végétation s'arrête au-dessus du rempart supérieur et qu'en pénétrant dans la ville le ravin n'offre plus, au lieu d'arbres, d'eaux pures et murmurantes, que des rues étroites, tortueuses, bordées d'ignobles maisons en ruine et arrosées par des eaux de ménage.
Source : Gallica

Portrait de Adrien Berbrugger Adrien Berbrugger Les colonnes d'Hercule : excursion à Tanger… (1863)

GIBRALTAR, TANGER, ETC.
Si richesse savait et si pauvreté pouvait, que de belles choses l'on verrait !
Par exemple, on verrait le pauvre diable intelligent et actif, qui passe sa vie à désirer de courir le monde et que l'impécuniosité cloue au logis, réaliser enfin ses rêves d'excursions scientifiques, artistiques ou littéraires. On verrait encore des milliers d'hommes opulents, que l'ennui de l'existence casanière dévore, songer à lui échapper par la distraction des voyages.
Source : Gallica

Portrait de Adrien Berbrugger Adrien Berbrugger Les colonnes d'Hercule : excursion à Tanger… (1863)

Quant au littoral marocain, après avoir fui au sud pour dessiner un large golfe, il revient insensiblement au nord, à partir de Badis, un peu à l'ouest du Pégnon de Yelez ; puis, il projette vigoureusement son promontoire le plus septentrional à Ceuta, comme pour opposer la masse du Mont des Singes, sous laquelle cette ville s'abrite, au roc gigantesque de Tarik, ce formidable picd-à-terre que les Anglais ont emprunté à l'Espagne en 1704, quand ils étaient ses alliés, et qu'ils ont toujours oublié de lui rendre.
Source : Gallica

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