Aristide Mathieu Guilbert

Résumé

Aristide Mathieu Guilbert Lettres sur l'Algérie, par X. Marmier (1847)

En attendant que ces continuelles velléités de révolte soient non pas anéanties, ce qui ne peut être le résultat de quelques années, mais suffisamment comprimées, en attendant que les Arabes s'habituent à ne plus se lever à la voix du premier d'entre eux à qui il plaît de se faire une légende de saint et d'arborer au milieu des tribus son étendard de marabout, nous regardons le gouvernement militaire comme une nécessité inévitable pour l'Algérie, comme le seul qui puisse maintenir l'ordre par son unité et inspirer par sa force une crainte salutaire à nos ennemis.
Source : Gallica

Aristide Mathieu Guilbert Lettres sur l'Algérie, par X. Marmier (1847)

C'est une longue ligne de maisons barriolées de diverses couleurs, posée, comme une froide page de prose anglaise , entre les images pittoresques des cités arabes et la riante et chevaleresque poésie de l'Espagne. Quand vous entrez dans cette grande rue, qui d'un côté touche à un bastion , et de l'autre à un champ de manoeuvres, et qui est à peu près la seule rue de Gibraltar, l'idée ne peut vous venir que vous êtes là sur les frontières de la joyeuse Andalousie, à vingt lieues de Cadix et à vingt lieues de Malaga.
Source : Gallica

Aristide Mathieu Guilbert Lettres sur l'Algérie, par X. Marmier (1847)

Vous pouvez vous imaginer, monsieur, la surprise des Arabes à la vue d'une telle route et d'un tel véhicule, eux qui n'ont jamais connu d'autre façon de voyager que de s'en aller à la suite l'un de l'autre par d'étroits sentiers. Cependant ils commencent à prendre goût à ce nouveau moyen de locomotion, et il n'est pas rare de voir dans la voiture de Constantine de vénérables cheiks à barbe blanche assis à côté d'un chasseur d'Afrique et d'une cantinière, et roulant ainsi gaiement vers leurs zemalahs.
Source : Gallica

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