Aristide Mathieu Guilbert

Élements biographiques

Aristide Mathieu Guilbert,  Lettres sur l'Algérie, par X. Marmier (1847)

“ C'est une longue ligne de maisons barriolées de diverses couleurs, posée, comme une froide page de prose anglaise , entre les images pittoresques des cités arabes et la riante et chevaleresque poésie de l'Espagne. Quand vous entrez dans cette grande rue, qui d'un côté touche à un bastion , et de l'autre à un champ de manoeuvres, et qui est à peu près la seule rue de Gibraltar, l'idée ne peut vous venir que vous êtes là sur les frontières de la joyeuse Andalousie, à vingt lieues de Cadix et à vingt lieues de Malaga. ”
Source : Gallica

Aristide Mathieu Guilbert,  De la Colonisation du nord de l'Afrique… (1839)

“ L'olivier, le noyer, le jujubier, l'oranger amer, le citronnier, le grenadier, le cactus, la vigne et l'absinthe sont au nombre des productions spontanées du sol : ils poussent sur les montagnes, dans les vallées et les champs, et se mêlent au tissu des haies, aux fourrés des broussailles et au taillis des bois. L'oranger et le citronnier sont des arbres d'une grande beauté, et dont les fleurs et les fruits presque éternels répandent un parfum délicieux. ”
Source : Gallica

Aristide Mathieu Guilbert,  Lettres sur l'Algérie, par X. Marmier (1847)

“ Des spahis partent au grand galop chargés de dépêches ; des pièces d'artillerie roulent dans les rues, des troupeaux d'ânes et de mulets apportent au marché les provisions du jour ; le tambour bat, les postes prennent les armes , les généraux traversent la ville sur des chevaux écumants. On dirait un immense campement, refuge d'une quantité de diverses tribus , vivifié par toutes sortes d'industries, et retentissant de tous les bruits de la guerre. La vieille enceinte d'Alger n'est plus assez vaste pour contenir tant de monde, la population déborde hors de ses premières limites. ”
Source : Gallica

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