Adrien Berbrugger,
Les colonnes d'Hercule : excursion à Tanger…
(1863)
“ Je me rendis donc à la Casba, escorté par un chaouche militaire du Consulat, qui prend le nom pompeux de caïd, et qui, par le fait, est un simple cavalier de la garde impériale de Moula Mohammed. C'était pour moi un guide plutôt qu'un protecteur, car il est évident qu'un chrétien n'a pas grand danger à courir au milieu d'une population où des mains chrétiennes plongent dans la caisse du fisc au nez et à la barbe du percepteur légal musulman, et où le principal fonctionnaire indigène ne représente qu'un voyou aux yeux de l'étranger qui foule son sol et vit à portée de son bras. ”

