Dimitri Merejkovski,
Le Roman de Léonard de Vinci
“ Devant le char marchait un homme vêtu de la longue robe blanche de l’hiérophante égyptien et portant une « rypide » sur laquelle était brodé l’héraldique taureau doré des Borgia, dieu protecteur du pape Alexandre VI. Des adolescents en tuniques de drap d’argent chantaient en s’accompagnant des tympanons : Vive diu Bos ! Vive diu Bos! Borgia vive ! Gloire au taureau, gloire au taureau, gloire à Borgia ! Et haut, très haut, au-dessus de la foule se balançait l’effigie de la bête, éclairée par le reflet des torches et pareille sous le ciel étoilé au pourpre soleil levant. ”
