Victor Cherbuliez,
Le Salon de 1876. — II. — Les grands tableaux et les grands sujets
“ Le Néron de M. Sylvestre pourrait bien avoir dépassé la trentaine ; mais ce n’est pas un pur Néron de fantaisie. Il ressemble beaucoup à l’un des bustes qu’on voit au Louvre, le cou gras, le visage bouffi, une petite bouche aux coins enfoncés, qui fait la moue, une beauté dénuée de tout charme, comme le dit encore Suétone. C’est Bien Néron, une figure d’enfant gâté qui dispose de l’univers, il n’admet pas qu’on lui refuse rien ; hier il demandait la lune, aujourd’hui il demande le poison idéal, — si Britannicus en réchappe, Locuste le paiera de la vie. ”
