Résumé

Portrait de Claudius Popelin Claudius Popelin Le Parnasse contemporain/1869

Lorsque j’ouvre la main, il en tombe la mort.
— Moi, sans cesse ici-bas à l’homme je me fie.
Et sans cesse ici-bas l’homme me crucifie ;
Mais je suis la clémence & je suis le pardon.
— Moi, je suis la colère & je suis le brandon.
Ainsi que le rayon qui ne va pas dans l’antre.
En mon cœur endurci la pitié jamais n’entre.
— Moi, je suis le semeur de ce qui doit mûrir
Et je pais mes brebis aux champs de l’avenir.
— Et moi, je suis le loup dans la nuit qui les mange.
— Moi, je suis le bras fort au grand jour qui les venge.
Arrière, arrière, arrière, à l’homme aux noirs épieux !
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Portrait de Claudius Popelin Claudius Popelin Le Parnasse contemporain/1869

Voyageur pâle & doux, recule devant moi.
— Voyageur fauve & dur, je suis plus fort que toi.
La matière est livrée en pâture à la flamme ;
Mon arc est la pensée, & ma flèche, c’est l’âme.
— Quoi ! tu supporterais l’éclat de mon regard,
Qui fait, comme un serpent, ramper le léopard !
Qui donc enfin es-tu, voyageur au front blême r
— L’Homme au visage ardent, qui donc es-tu toi-même ?
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