Résumé

Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais Le petit loup et le gros canard

Le gros canard parlait de l’année véritablement rigoureuse, et que ça ferait de la misère, et que la misère est mauvaise conseillère aux pauvres gens, et qu’on n’avait pourtant pas besoin de ça, en France !
Et le petit loup concluait :
— Il faudra, cette année, que les riches soient assez raisonnables pour faire un peu la charité !
Le gros canard sembla touché jusqu’aux larmes des sentiments si pitoyables de son petit loup chéri, dont les yeux persistèrent à me donner des inquiétudes par leur tendance à choir dans les assiettes.
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Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais Le petit loup et le gros canard

Ne frottez pas vos yeux, vous avez bien entendu : la chambre voisine de la nôtre était occupée par un loup et un canard.
Un loup et un canard dans une chambre d’hôtel ! Pourquoi pas ? Tout arrive, même à Marseille.
En dépit des pronostics et des quasi-certitudes que n’eussent pas manqué de tirer les esprits clairvoyants, le loup ne dévora point le canard, si ce n’est de caresses.
— Des caresses ! vous récriez-vous. Des caresses entre canard et loup !
— Des caresses, parfaitement !
Le loup aimait le canard, et le canard aimait le loup.
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