M. Capefigue

Résumé

M. Capefigue Diane de Poitiers (1860)

François Primatice, né à Bologne, l'élève chéri de Jules Romain (1) , le peintre des vastes scènes de l'histoire antique, fut appelé en France un peu après Rosso (2) , et à peine, à côté l'un de l'autre les deux artistes conçurent une jalousie mutuelle: qui se traduisit en combats singuliers ; ces rivalités d'artistes s'expliquent et peuvent même se justifier ; quand on a la passion de l'art, on se fait souvent de ses propres oeuvres une idée exagérée, parce qu'on y a mis toute sa personnalité, sa force et sa vie; on se bat pour sou oeuvre, comme pour sa chair et son sang.
Source : Gallica

M. Capefigue Diane de Poitiers

Cette situation injuste qu'on avait faite au fier connétable était difficile; le procès en parlement avait reçu une solennelle application, et tout le monde savait le mécontentement du duc de Bourbon, qui s'exprimait hautement et avec aigreur sur la reine-régente et François Ier.
Aucune de ces circonstances n'avait échappé à la sagacité politique de Charles-Quint: il avait compris tout le parti qu'il pouvait tirer de la science militaire du connétable, et quand le roi de France l'humiliait, le persécutait, l'Empereur offrait de le grandir et l'élever.
Source : Gutenberg

M. Capefigue Diane de Poitiers (1860)

Profondément pénétré des grandeurs de la Renaissance, je n'ai point abdiqué mes admirations pour le moyenâge ; il fut aussi une grande civilisation qui eut son art, sa foi, ses poèmes épiques, ses historiens, ses héros ; et il y a cela même de particulier, c'est que toutes les fois qu'un peuple est appelé à de grandes choses, il imite le moyen-âge ; quelle différence faitesvous entre ces nobles soldats qui meurent pour la patrie et les chevaliers de la croisade? Vos blasons ne sont-ils pas les émaux des vieux siècles, vos glorieux drapeaux un souvenir de l'oriflamme de Saint-Denis.
Source : Gallica

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