Henri Blaze de Bury,
Revue des Deux Mondes
“ Son prince est un assassin, un tyran des plus abominables, qu’importe ; Machiavel n’aime pas les hommes, il vit pour son abstraction : l’état, l’Italie ; le reste le touche assez peu. Machiavel n’a que le cerveau d’un patriote, Dante en a l’âme ; il voit plus haut et plus loin, l’humanité lui tient au cœur plus que son propre peuple ! tandis que le poète de la Divine Comédie regarde le ciel, le poète de la Mandragore sonde l’abîme : à race dégénérée, tyran féroce ; s’il en savait un pire que César Borgia, il le choisirait, pourvu qu’il le sentît plus fort. ”
