Jean-Édouard Spenlé, Novalis. Essai sur l’idéalisme romantique en Allemagne
“ Une fatalité tragique s’appesantissait sur la famille du baron von Hardenberg. La maladie et la mort visitaient souvent cet intérieur [4] . Le second fils, Érasme est le premier atteint du mal héréditaire. Pendant que Novalis se consume lentement on rapporte au foyer paternel le corps d’un jeune frère noyé dans la Saale, au milieu de circonstances restées mystérieuses. Charles, le troisième fils, apparaît dans les lettres de ses frères comme un esprit inquiet, tourmenté, passionné, hanté par des idées de suicide et par des préoccupations mystiques. ”
