Francis Lacombe

Élements biographiques

Francis Lacombe La France et l'Allemagne sous le Premier Empire… (1860)

Niebuhr, fuyant vers le Danemarck, son pays natal, disait : — « La dissolution de toutes les sociétés et de toutes les formes politiques est aujourd'hui complète : ou une entière décomposition, ou une nouvelle vie va commencer. » Et Frédéric de Gentz, inspiré par le génie de la douleur, ajoutait en quittant Dresde : — « Les portes de l'espérance ont paru se fermer derrière moi sur l'Allemagne et sur l'Europe. »
Seul entre tous les hommes d'Etat allemands, le baron de Stein ne désespérait pas de l'avenir de la Prusse, quoique le monde entier la vît présentement anéantie.
Source : Gallica

Francis Lacombe De l'Organisation générale du travail… (1848)

Vous avez détruit, il y a plus de cinquante ans, les fiefs féodaux, les majorais, les propriétés de main-morte et les autres institutions foncières qui semblaient protester, par leur immobilité, contre le mouvement progressif de l'industrie et de la civilisation, et cependant, quoi que vous ayez fait par le principe de liberté absolue en matière de commerce, vous n'avez pu affranchir l'ouvrier, qui est encore dans la condition de servage. Qu'importe, en effet, au travailleur d'être indépendant vis-à-vis de la société, s'il est esclave d'un individu ?
Source : Gallica

Francis Lacombe Histoire de la bourgeoisie de Paris…

Le plus remarquable de tous, par son âge, par son activité fiévreuse, par son audace, par ses tristes exploits, c'est Crucé,avocat et tireur d'or, devenu procureur au Châtelet. Il fut surnommé le Résolu. Comparés à cet homme, la plupart des Seize paraissent insignifiants. Rolland, avocat lui aussi et général des monnaies, est sans doute plein de feu, de bonne volonté; mais il n'a pas l'œil vif, cruel et menaçant de Crucé.
Le premier aime son état: il plaide avec passion, parce qu'il croit en la puissance de la parole ; et
ce n'est pas sans raison, car il a gagné force procès.
Source : Gallica

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