Alfred-Auguste Ernouf

Élements biographiques

Alfred-Auguste Ernouf,  Histoire de France sous Napoléon… (1845-1850)

“ Il y a là un maître qui commande le suicide, et des esclaves qui se tuent. Mais commander le suicide à deux cent mille esclaves, c'est ce que jamais le inonde n'avait vu avant le règne d'un prince que ses contemporains ont loué, que l'histoire louera peut-être, comme un modèle de bonté et de douceur. Si du moins le doute était permis! Mais le doute a cessé d'être possible quand les Russes les plus jaloux de l'honneur de leurs souverains, loin de dissimuler l'origine de l'ordre exécuté par le gouverneur Rostopchin, prennent plaisir à en faire un mérite à l'empereur Alexandre. ”
Source : Gallica

Alfred-Auguste Ernouf,  Histoire de la dernière capitulation de Paris… (1859)

“ Il est un devoir sacré que ne peut pas oublier la nation française, c'est de stipuler la sûreté et l'inviolabilité de l'empereur Napoléon hors de son territoire. C'est une dette d'honneur que la nation éprouve le besoin d'acquitter envers le prince qui longtemps la couvrit de gloire et qui, dans ses malheurs, renonce au trône pour qu'elle puisse être sauvée sans lui, puisqu'il paraît qu'elle ne peut plus l'être avec lui. ”
Source : Gallica

Alfred-Auguste Ernouf,  Le Général Kléber, par le Bon Ernouf… (1867)

“ Bonchamp, plus heureux, ne survécut que deux jours à la conquête de la Vendée, et illustra ses derniers moments par le salut des prisonniers de Saint-Florent, acte véritablement sublime dans de telles circonstances.
Naguère, s'armant pour une cause dont il n'espéra jamais le succès, quoique décidé à mourir pour elle, Bonchamp avait dit « qu'il n'attendait pas même de gloire, car les guerres civiles n'en donnent point. » Il lui était réservé à lui-
même de démentir, par un acte exceptionnellement héroïque, cette parole si belle et si profonde.
”
Source : Gallica

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