Alfred-Auguste Ernouf, Histoire des chemins de fer français pendant la guerre franco-prussienne (1874)
“ Ainsi Manteuffel n'intervint que quand tout était déjà fini, et l'armée française en pleine retraite. Grâce à l'incrédulité de M. de Moltke, Werder s'était trouvé seul, dans le moment le plus critique, aux prises avec des forces numériquement supérieures. Cette supériorité était, il est vrai, plus apparente que réelle : on sait trop que là, comme ailleurs, les Allemands n'eurent affaire qu'à des têtes de colonnes, qui luttèrent avec un courage, une persistance admirables, mais derrière lesquelles il n'y avait plus que des bataillons novices épuisés de fatigue, de froid et de besoin. ”
