? Bitteau, Strasbourg, l'armée de la Loire… (1898)
“ Puis, c'étaient des voitures d'ambulance, des caissons d'artillerie dont les attelages désemparés ne se traînaient qu'avec une fatigue visible. Quel spectacle lamentable que cette cohue d'hommes exténués, mourant de faim et de lassitude qui se pressaient sur la route dans un désordre et dans un abattement dont rien ne saurait donner l'idée ! Par la nuit noire, le froid terrible, ce troupeau d'êtres humains roulait péniblement avec les voitures, s'écrasait dans sa marche hâtive, indifférent aux horreurs de la déroute qui ne lui laissait plus que l'instinct animal. ”
