Résumé

? Bitteau Strasbourg, l'armée de la Loire… (1898)

Puis, c'étaient des voitures d'ambulance, des caissons d'artillerie dont les attelages désemparés ne se traînaient qu'avec une fatigue visible. Quel spectacle lamentable que cette cohue d'hommes exténués, mourant de faim et de lassitude qui se pressaient sur la route dans un désordre et dans un abattement dont rien ne saurait donner l'idée ! Par la nuit noire, le froid terrible, ce troupeau d'êtres humains roulait péniblement avec les voitures, s'écrasait dans sa marche hâtive, indifférent aux horreurs de la déroute qui ne lui laissait plus que l'instinct animal.
Source : Gallica

? Bitteau Strasbourg, l'armée de la Loire… (1898)

Oh ! dormir et avoir chaud, oublier en un sommeil lourd, profond, prolongé, infini, les angoisses de tous ces jours, de tous ces siècles ! de misère, les affres de ces nuits passées au bivouac en un continuel piétinement dans la neige, dans l'obscurité si propice aux embuscades, aux surprises de l'ennemi, par ce froid abominable qui vous gelait jusqu'au cœur, oublier la soif, la faim, oublier tout !
Source : Gallica

? Bitteau Strasbourg, l'armée de la Loire… (1898)

La magnifique peinture qu'a faite Emile Zola, dans la Débàcle, de Bazeilles après la bataille de Sedan, pourrait s'appliquer de tous points à ce malheureux village de Villersexel tel qu'il nous apparaît, douze heures après le combat, dans l'après-midi du 10 janvier.
Ici, comme là-bas, c'était la destruction, tout ce que la guerre peut faire d'abominables ruines quand elle passe, dévastatrice en son furieux ouragan. Partout des morts, la neige rouge de sang par larges flaques.
Source : Gallica

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