Charles Louis de Saulces de Freycinet

Résumé

Charles Louis de Saulces de Freycinet La Guerre en province pendant le siège de Paris… (1871)

On a remarqué, surtout à la fin de la guerre, l'indiscipline qui régnait parmi les troupes; non pas qu'elle se manifestât par une rebellion ouverte, mais bien plutôt par une nonchalance, une mollesse à exécuter les ordres reçus, un laissez-aller général. Cette indiscipline est allée en augmentant avec nos désastres, parce qu'il est dans le caractère du soldat français d'être beaucoup plus facile à gouverner dans la bonne que dans la mauvaise fortune. La victoire soutient le moral du soldat et le dispose à tout supporter ; la défaite l'abat, le décourage et lui rend le métier odieux.
Source : Gallica

Charles Louis de Saulces de Freycinet La Guerre en province pendant le siège de Paris… (1871)

L'état militaire d'un peuple n'est, à bien des égards, que la résultante d'un ensemble de mœurs et d'institutions qui influent directement sur son armée. On a dit, non sans raison : « Les peuples ont les gouvernements qu'ils méritent. » On peut dire avec non moins de raison : « Tel peuple, telle armée. » Croit-on que notre armée nationale, cette armée dont les qualités natives font l'admiration du monde, ne se soit pas ressentie du régime corrupteur qui a pesé sur la France pendant vingt ans?
Source : Gallica

Charles Louis de Saulces de Freycinet La Guerre en province pendant le siège de Paris… (1871)

La rigueur de l'hiver a été certainement pour moitié dans l'insuccès de la campagne de l'Est. Le froid a contribué beaucoup à la défaite d'Orléans et même à celle du Mans : c'est la pluie qui a retardé, une première fois, la marche de l'armée de la Loire ou qui du moins a permis de justifier son inaction. Nos ennemis, au contraire, ont toujours été secondés dans leurs mouvements.
Source : Gallica

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