Charles Martin Des Pallières

Résumé

Charles Martin Des Pallières Orléans : campagne de 1870-1871 (1872)

En temps de guerre, il n'en est plus tout à fait de même; le soldat qui souffre, qui n'a pas la satisfaction de ses besoins, devient grincheux; de plus en plus il tend à n'obéir qu'à ses instincts et à échapper à tout commandement. Beaucoup marchent comme il leur convient, maraudent, pillent au besoin ou fuient, et se révoltent ouvertement contre l'officier ou le sous-officier qui tente de les faire rentrer énergiquement dans le sentier du devoir ; de là ces grandes bandes de maraudeurs qui suivent les armées, comme celle qui au début de cette campagne a pillé la gare de Reims.
Source : Gallica

Charles Martin Des Pallières Orléans : campagne de 1870-1871 (1872)

Les éclaireurs de l'avant-garde ennemie se jetèrent étourdiment dans nos avant-postes et furent refoulés, non sans laisser quelques-uns des leurs entre nos mains.
Notre arrière-garde, au lieu d'en prendre courage, battit en retraite sans coup férir, et ne s'arrêta qu'au pont de Salbris, à la nuit, où le régiment de zouaves brûla inutilement presque toutes ses cartouches. Dans d'autres conditions, cette cavalerie, qui avait fait les meilleures preuves pendant la campagne, qui était bien commandée, appuyée par de
l'infanterie et 8 pièces de canon, eût reconduit l'ennemi jusqu'à Orléans.
Source : Gallica

Charles Martin Des Pallières Orléans : campagne de 1870-1871 (1872)

Leur tactique a été impuissante sur la solidité de nos troupes, à l'aile droite comme à l'aile gauche. Étrépagny a été enlevé aux Prussiens et Amiens évacué à la suite de la bataille de Paris. Nos troupes d'Orléans sont vigoureusement lancées en avant. Nos deux grandes armées marchent à la rencontre l'une de l'autre. Dans leurs rangs, chaque officier, chaque soldat sait qu'il tient dans ses mains le sort même de la patrie ; cela seul les rend invincibles.
Source : Gallica

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