Charles de Montluisant

Résumé

Charles de Montluisant La chute de Metz : Armée du Rhin… (1871)

On ne peut nier que les événements de guerre ne créent pour la population de Metz, dont le patriotisme mérite d'être encouragé, et qui, par son dévoûment à nos blessés, s'est acquis des droits sérieux à notre reconnaissance, une situation pleine de sacrifices et de privations. Il est de notre devoir de ne rien faire pour les aggraver, et d'éviter toute démarche qui puisse fournir un prétexte à des mécontentements ou à des divisions que les ennemis du dehors et du dedans s'empresseraient d'exploiter.
Source : Gallica

Charles de Montluisant La chute de Metz : Armée du Rhin… (1871)

Rentré au camp, j'ai reproduit, avec l'aide du commandant Jaubert, mot pour mot, le discours du maréchal; j'en ai ensuite donné lecture à tous les officiers de la réserve. J'ai ajouté que le maréchal avait terminé en nous demandant, à plusieurs reprises, de tenir encore trois jours, etc.
Cette ruine totale du pays, hautement affirmée, nous déchire le cœur sans nous briser. S'il n'y a plus de France, s'il n'y a plus de centre de résistance, il faut faire ici des prodiges, lutter, toujours lutter, tout détruire, et, comme le Vengeur, sombrer bravement en face de l'ennemi.
Source : Gallica

Charles de Montluisant La chute de Metz : Armée du Rhin… (1871)

Je fais relever les blessés et j'arrive, à trois heures et demie, sur les crètes pour apercevoir l'artillerie prussienne reformée en colonne, llanquée par des masses profondes d'infanterie, se dirigeant de nouveau sur le centre de l'action. Je suis seul, pas une seule compagnie sur ces immenses plateaux. Tout le monde se bat sur la droite et sur la gauche; la division de cavalerie
Forton est derrière nous, à hauteur de Rezonville, dans le fond du vallon, près de la mare de Villers-aux-Bois.
Source : Gallica

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