Résumé

Charles Fay Journal d'un officier de l'armée du Rhin… (1871)

Tout cela nous conduit fatalement à une capitulation. Je souffre à la pensée de ce que souffrira la France, qui pourra difficilement comprendre les impossibilités dans lesquelles nous nous trouvons, protégés, comme nous le sommes, par une ceinture d'ouvrages formidables et garnis d'une artillerie écrasante, mais sans vivres, sans canons de campagne à atteler, sans cavalerie, sans espoir d'être secourus, et enveloppés de tous côtés par une armée très supérieure en nombre.
Source : Gallica

Charles Fay Journal d'un officier de l'armée du Rhin… (1871)

Mais au Ban-Saint-Martin, quel spectacle s'offre encore à ma vue ! La place est encombrée des chevaux et des voitures à livrer à l'ennemi ; la pluie, qui tombe sans interruption depuis plus de 48 heures, forme une épaisse flaque de boue. Le long des glacis de la place, s'acheminent, à travers la brume, les troupes de la garde; elles se dirigent, calmes et résignées, sur la route de Nancy, pour y défiler devant nos ennemis, et chercher ensuite un bivouac humide, en attendant leur envoi en Allemagne.
Source : Gallica

Charles Fay Journal d'un officier de l'armée du Rhin… (1871)

Aujourd'hui la France est envahie, mais elle donne le spectacle d'une énergie et d'une vitalité dignes d'une grande nation. Trompée sur les ressources dont elle pouvait disposer par les assurances coupables portées à la tribune, elle s'est relevée tout à coup et a improvisé ce qui lui manquait. L'armée de Bazaine lutte contre les masses prussiennes avec une ténacité qui lui assure une gloire impérissable. Paris est en état de défense et aujourd'hui Mac-Mahon vient apporter à Bazaine les moyens nécessaires pour écraser les envahisseurs !
Source : Gallica

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