Gustave Marchal

Résumé

Gustave Marchal Le drame de Metz (1890)

Rarement un général eut un plus beau rôle à jouer. Nos affaires étaient compromises, mais elles notaient pas encore désespérées ; une âme héroïque eût obtenu de ce pays bien des sacrifices et bien des efforts, mais la France s'était méprise sur la valeur de celui à qui elle réclamait qu'on confiât ses intérêts et son honneur.
Il avait la bravoure du soldat; mais il lui manquait les principales qualités nécessaires à un général en chef, et surtout le caractère.
Le 12 août, le maréchal Bazaine fut nommé commandant en chef de l'armée du Rhin.
Source : Gallica

Gustave Marchal Le drame de Metz (1890)

A Lutzen, Napoléon Ier conduisit lui-même une division de la jeune garde à l'attaque du village de Kaja ; à Ligny, il se mit à la tête de ses vieux grenadiers pour en finir avec les Prussiens. Pour le chef d'un corps d'armée, dont les troupes n'occupent qu'un espace restreint, comparativement à celui que couvre une armée, il est des moments où sa place est marquée à côté de l'humble combattant qui, pour récompense du plus grand sacrifice que l'homme puisse faire, celui de la vie, n'a d'ordinaire que la satisfaction du devoir accompli.
Source : Gallica

Gustave Marchal Le drame de Metz (1890)

Le chaos est si grand que beaucoup d'hommes et d'officiers montés sont précipités au fond du ravin qui borde la route à droite et se brisent au pied de l'escarpement.
Pour comble de malechance, le IIe corps est fusillé par des troupes allemandes, établies sur les hauteurs à gauche, qui le prennent pour l'ennemi.
Quel immense résultat le maréchal Bazaine aurait obtenu, à ce moment, en faisant donner sur ce point ses dernières forces disponibles, en engageant sa réserve d'artillerie. Il anéantissait trois corps allemands et plaçait les autres dans une situation presque désespérée!
Source : Gallica

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