Gustave Marchal

Élements biographiques

Gustave Marchal Le drame de Metz (1890)

A Lutzen, Napoléon Ier conduisit lui-même une division de la jeune garde à l'attaque du village de Kaja ; à Ligny, il se mit à la tête de ses vieux grenadiers pour en finir avec les Prussiens. Pour le chef d'un corps d'armée, dont les troupes n'occupent qu'un espace restreint, comparativement à celui que couvre une armée, il est des moments où sa place est marquée à côté de l'humble combattant qui, pour récompense du plus grand sacrifice que l'homme puisse faire, celui de la vie, n'a d'ordinaire que la satisfaction du devoir accompli.
Source : Gallica

Gustave Marchal Tante Météore (1911)

« Que personne ne se risque à cause de moi, je le défends! »
Puis, et le ton n'était plus le même : « Docteur, recommandez Nelly à Mme Dulac. Adieu, Nelly, adieu! Adieu tous! »
Nelly poussa un cri terrible et, échappant à Lina, s'élança en avant.
Le docteur remonta en hâte pour la retenir ; sur un signe angoissé de Louis, Léon fit de même, pendant que montait la voix de miss Mac Calloch : « Du courage, Nelly, pas d'imprudence. » Mais, en même temps, une autre voix se faisait entendre vibrante : « Vire à la petite, Marius ! A moi le reste. » Cabantou put retenir la pauvre enfant.
Source : Gallica

Gustave Marchal Le drame de Metz (1890)

Rarement un général eut un plus beau rôle à jouer. Nos affaires étaient compromises, mais elles notaient pas encore désespérées ; une âme héroïque eût obtenu de ce pays bien des sacrifices et bien des efforts, mais la France s'était méprise sur la valeur de celui à qui elle réclamait qu'on confiât ses intérêts et son honneur.
Il avait la bravoure du soldat; mais il lui manquait les principales qualités nécessaires à un général en chef, et surtout le caractère.
Le 12 août, le maréchal Bazaine fut nommé commandant en chef de l'armée du Rhin.
Source : Gallica

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